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UN TERRITOIRE D'EXCEPTION :

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Un territoire façonné par l'Homme

L’agriculture

tracteur1Depuis très longtemps les hommes ont profité de la qualité des terres du territoire. Le défrichement des forêts commença très tôt pour permettre aux nombreuses familles de s'installer. Cultiver la terre fut la principale occupation des populations locales pendant des siècles. Elle permit également à de très nombreuses activités de se développer. En effet, avant l'apparition de la mécanisation (sur le territoire après la Seconde Guerre Mondiale), tous les travaux étaient effectués manuellement et avec les chevaux.

 
Sur le territoire, les évolutions ont également été importantes mais elle a permis au territoire de conserver son caractère rural et agricole et ainsi se forger une identité reconnue dans tout le Douaisis.
 
Blè au pain3
Entre 1979 et 2000, le territoire a perdu 4 exploitations agricoles sur 10. La surface agricole utile a quant à elle diminué de 5%. En Ostrevent et Sensée, plus de 70% du territoire est encore occupé par l’agriculture soit le taux le plus important du Douaisis. Cela représente une centaine d’exploitation.
L’orientation culturale du territoire se forge principalement sur les cultures céréalières avec presque 6 hectares sur 10 occupés par les céréales. Avec les betteraves industrielles, les grandes cultures totalisent les ¾ de la surface agricole. On retrouve ensuite la culture de la pomme de terre et des chicons (endives).
L'agriculture est davantage axée sur la polyculture que sur l’élevage (moins de 3% des surfaces sont en herbe). Mais si l’élevage bovin est peu développé sur le secteur, on note un développement de l'élevage hors-sol des volailles et des porcins. Enfin, il est à noter que certains agriculteurs se sont spécialisés dans une production originale et traditionnelle. C’est le cas de l’ail d'Arleux, de l’oignon à Féchain ou de la fraise à Fressain.

La culture de l’ail

ail suspendu

ailLa culture de l’ail en Ostrevent et Sensée date sans doute de l’époque des grandes migrations de l’antiquité. Il était fort apprécié des gaulois qui l’utilisait déjà pour fumer les aliments (pour leur conservation).

L’ail demande une terre riche, bien aérée, propre, bien pourvue en matière organique décomposée… Planté en février il est récolté en juillet. Sur le territoire la tradition de tressage et du fumage de l’ail perdure toujours.

Il existe deux étapes dans la confection du lien d'ail : le "bonch’tage" et le "tressage". Le "bonch'tage" réside dans la confection de bouquets. Les bonch’teuses doivent trier, calibrer et éliminer les têtes abîmées ou malsaines. Les tresseurs reçoivent alors l’ail trié et calibré pour le type de lien désiré. 

Le tressage consiste à assembler les têtes d'ail en réalisant une tresse. Le fumage de l'ail n'a pas pour objet de lui donner un goût particulier, mais pour le sécher et faciliter ainsi sa conservation. Un lien de 90 têtes perd 750 à 1000g selon son taux d'humidité, au cours du fumage. Les liens d'ail sont suspendus aux chevrons cloutés du plafond et des murs pendant 8 à 10 jours, dans une atmosphère enfumée portée entre 40 et 50°C. Après le fumage, les tresses d'ail sont entreposées dans un endroit sec et aéré. L'ail pouvant ainsi se conserver jusqu'à la récolte suivante.

Les ressources naturelles des marais

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Les tourbières de la Sensée: elles se sont créées au fil du temps grâce à l'accumulation de matière végétale en milieu humide. Le cours de la Sensée étant particulièrement lent, les débris de végétaux morts (carex, jonc, phragmite...) se sont déposés et accumulés sur plusieurs centaines ou milliers d’années, en grandes quantités au fond de l'eau. Là, en absence d'oxygène, les végétaux ont subi une dégradation incomplète. En effet, dans les milieux très pauvres en oxygène, une grande partie des bactéries responsables de la dégradation ne peuvent se développer. Une masse brunâtre contenant des débris de végétaux se forme: la tourbe.

La qualité de la tourbe, ou de tout autre combustible, se mesure par rapport à son pouvoir calorifique (capacité de combustion). Celui de la tourbe n’est pas très bon (par rapport au charbon notamment). Mais c’était un combustible peu cher et accessible.

L'utilisation de la tourbe pour le chauffage, remonte sans doute au Moyen-Age. A la fin du XVIIème siècle, l'extraction devient plus importante avec l’arrivée de maîtres tourbiers de la Somme. Sur le territoire, l'extraction reste l'affaire des villageois, même si la tourbe de la Sensée commence à alimenter les grandes villes des alentours. A partir du XIXème siècle, le charbon va peu à peu remplacer l'utilisation de la tourbe. Cependant jusqu'au milieu du XXème siècle, la tourbe était encore utilisée comme engrais. Toutefois, dans la région d'Arleux, la tourbe est encore utilisée pour fumer l'ail selon des procédés traditionnels.

La culture du lin pu durablement s’implanter en vallée de Sensée, grâce à ses zones humides. Cette plante annuelle, qui peut atteindre 1 mètre de hauteur, est encore utilisée pour la confection de tissus. Sa culture était souvent associée à l'exploitation de la tourbe.

Le cresson fut cultivé dés l’Antiquité. La vallée de Sensée fut jusqu’à une époque très récente une zone importante de sa culture. Il devait sans doute y pousser à l’état naturel. Le cresson le plus consommé est de loin le cresson d'eau ou cresson de fontaine (Lépidium sativum). Sa culture est liée aux zones humides. Bien que le cresson ne soit plus cultivé sur le territoire, on peut encore trouver des cressonnières naturelles au bord de certains marais du val de Sensée.

Les voies d’eau
péniche3Les canaux, écluses et chemins de halage marquent le paysage en Ostrevent et Sensée.
Ceux-ci sont à la fois des éléments économiques, touristiques et historiques du territoire. Les premiers travaux du canal de la Sensée furent entrepris en 1790 à Goeulzin sur quelques kilomètres, mais furent arrêtés par les évènements de la Révolution française. Il fallut attendre jusqu'en 1818, pour q’un entrepreneur privé se charge de reprendre à son compte les travaux, qui se terminèrent en novembre 1820. Les travaux du canal de Nord, furent entrepris en 1908. Mais la Première puis la Seconde Guerre Mondiale ralentirent considérablement les travaux. Le canal ne fut ouvert à la navigation que le 15 novembre 1965.
 
En 1950, avec l’augmentation du trafic (convoi de charbon), les écluses s'avérèrent trop petites et les ponts trop bas. Le canal de la Sensée fut élargi pour permettre le passage des péniches à grand gabarit (plus de 1350 tonnes) et les convois de 3000 tonnes purent passer.
 
Le type de marchandises transporté a beaucoup évolué au cours des années. Ainsi, si la houille fut la principale marchandise pendant longtemps, le fer et les produits métallurgiques la remplacèrent peu à peu. Aujourd'hui les péniches transportent principalement des produits agricoles (notamment en liaison avec les silos d'Arleux) et des produits du BTP (ciment, gravat, sable...).
 
Jusqu'à la généralisation des péniches automotrices dans les années 1960, le principal moyen de faire avancer les péniches était le halage. On attachait une corde en hauteur à un mât spécial implanté sur le tiers avant de l'embarcation. Depuis le rivage, des chevaux ou dans quelques cas des hommes tiraient les embarcations. Le câble devait être très long pour ne pas tirer le bateau vers la berge ou entraîner les chevaux dans l'eau.

L’utilisation du sous-sol

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On associe communément la région Nord-Pas De Calais à l’exploitation du charbon et à ses vestiges, notamment les terrils. Hormis Erchin, qui appartient au bassin minier, dont Lewarde entretient la mémoire, le reste du territoire n'a pas été utilisé dans le cadre de l'exploitation du charbon.
Le sous-sol du territoire d'Ostrevent & Sensée est néanmoins riche puisqu'il fut un pourvoyeur exceptionnel de tourbe, de craie, d’argile et de sable.
 
La craie et l’argile ont été longtemps exploitées sur le site de Cantin pour la fabrication du ciment. Le lac de Cantin est né de cette activité. C’est dans la craie que les canaux du nord et de la Sensée ont été creusés pour le développement de la navigation. L’argile a aussi été exploitée pour la fabrication des briques, comme à Arleux où l’ancienne briqueterie n’a plus pour témoins qu’une vaste cuvette en cours de comblement et la cheminée de l’ancien four.
 
Enfin, les buttes sableuses ont été exploitées également pour la construction ; la carrière de sable d’Hamel est encore en activité ; celle de Roucourt a été reboisée suite à l’arrêt de l’exploitation.

Si vous souhaitez plus d'informations, vous en retrouverez dans le Guide Découverte édité par le SIRA.

 

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